et du jaune
29/05/2018 11:39 par bellezza-corsica
J'entends souvent critiquer les Corses, mais toutes les regions
Sont nationalistes, allez en Alsace, dans les boutiques
Les habitants se parlent dans leur langue, le touriste est de trop
En provence c'est la meme chose, on est vite reconnu
Et dans d'autres regions c'est la meme chose
Les corses savent très bien qu'ils vivent grace en partie
Au tourisme, ils ne sont pas idiots, mais mettez vous à leur place
Etre envahi 6 mois par an par des touristes impolis
Des personnes qui ne respectent rien qui se croivent tout permis
Parce qu ils sont en vacances.......
Ma cousine qui tient un magasin à Sartene nous a dit
"ils arrivent en terrain conquis, il faut les servir tous en meme temps
Laura et moi avons recontré des Corses adorables
Serviables, avec un humour qui nous ont bien accueillis
Alors oublier les idées preconcues et venez en Corse
vous ne serez ps deçus......les paysages sont magnifiques
que ce soit les forets, la montagne, les plages, les villages
« Cette première action violente de la mouvance autonomiste s’accompagnait du sentiment d’être privé des valeurs traditionnelles de la Corse », précise Michel Vergé-Franceschi. La langue était en train de mourir. Le patrimoine, comme le palais Fesch qui abrite aujourd’hui le musée des beaux-arts d’Ajaccio, tombait en ruine.
Va s’engager alors, en parallèle de l’action violente, un mouvement de préservation de la culture, avec sa part de reconstruction. La première université de Corse, fermée par Louis XV, est rouverte par la République à Corte en 1982. Un musée d’anthropologie (le « musée de la Corse «) voit le jour en 1997 (il en existait en Bretagne ou en Alsace au moins depuis les années 1950).
« Alors que dans les années 1960, les affiches montraient de l’île le soleil et la mer, elles représentent aujourd’hui davantage son patrimoine culturel, architectural, pictural, matériel, linguistique et ses grands hommes, comme Napoléon », remarque Michel Vergé-Franceschi. L’empereur français a d’ailleurs donné son nom à l’aéroport d’Ajaccio, auparavant baptisé « Campo dell’Oro », « champ de blé ». La Corse semble bien avoir repris possession de son histoire
Et l’histoire des Corses ne se limite pas à la Corse. « Les trois plus grands hommes de l’histoire de l’île, le chef militaire Sampiero (1498-1567), le philosophe et général Pascal Paoli (1725-1807) et Napoléon ont davantage vécu à l’échelle européenne qu’à l’échelle insulaire », rappelle Michel Vergé-Franceschi. Comme eux, des contingents de chefs militaires et de prêtres corses ont parcouru l’Europe au fil des siècles (on dénombrait par exemple 800 prêtres corses à Rome au XVIIe siècle). « Sans doute en raison du manque d’espace, il y a dans l’identité corse les notions de départ et d’ailleurs », relève l’historien. La diaspora corse est aujourd’hui présente de Pise à San Francisco en passant par Livourne, Naples, Barcelone, Londres ou encore Paris.
La décolonisation marque un tournant dans cette histoire de l’identité corse. Fidèles à leur réputation de voyageurs, les insulaires représentaient au XIXe siècle un cinquième des Français dans les colonies. Ils étaient près de 100 000 en Algérie.
Après l’indépendance en 1962, une partie de ces pieds-noirs se réinstallent sur l’île, soutenus par l’État. Certains jeunes corses nourrissent alors une certaine rancœur à l’égard de ces nouveaux producteurs de vin et de mandarines à feuilles dont certains se rendent coupables de fraude, ce qui nuit à l’image des produits corses. C’est la naissance du nationalisme contemporain : le 21 août 1975, un jeune médecin Corse, Edmond Simeoni, occupe avec 12 hommes armés de fusils de chasse une cave viticole appartenant à un pied-noir reconnu coupable d’escroquerie.